Mon blog a pour objectif de vous raconter mon expérience douloureuse du harcelement moral au travail

Chronologie des faits :
15 juin, 2010, 10:03
Classé dans : 3 - Mon histoire

Suite à mon divorce en mars 1986,  je reste seule avec mes deux enfants de  13 et 7 ans avec d’énormes difficultés financières, une maison que l’on vient de construire avec mon mari,  maison qui  sera très vite au contentieux de la banque, faute de pouvoir  payer les échéances, puis sans doute vendue.

 

C »est désespérément que je cherche un travail, quel qu’il soit et, c’est par hasard que je trouve un emploi dans une étude notariale.

Un simple hasard. 

Précedemmant, j’avais fait diverses formations adultes en secrétariat, comptabilité, pour essayer de trouver du travail, mais difficile de convaincre un patron  de nous embaucher, quand on a pas  d’expérience en la matière, juste sa bonne volonté et son courage et qu’on a déjà 30 ans.

J’avais déjà travaillé, bien entendu, (et j’ai même commencé jeune , car  étant l’aînée de 7  enfants et en plus une fille, ma maman avait juste décidé pour moi de mon avenir, pensant tout simplement que j’allais plus tard me marier et à ce titre je n’avais pas besoin d’avoir de métier.(alors que j’adorais les études et que je travaillais bien à l’école)

Je travaillais dans la restauration  de 17  à 20 ans, par la suite je me suis mariée, et pendant quelques années j’étais comme ma mère le souhaitait, femme au foyer,  mais j’ai compris assez jeune quand même, que  cette situation n’allait pas durer, qu’il me faudrait un travail sans doute aussi parce que je me doutais  à l’époque, que je ne passerais sans doute pas toute ma vie avec mon mari.

J’ai donc commencé des formations assez tardivement, puisque j’avais 25 ans, lorsque je repasse le BEPC que je n’avais pas eu à 15 ans, par la suite j’entame une formation en secretariat, comptabilité agricole, sur deux ans, et j’obtiens mon diplôme, car je sais déjà que je veux absolument avoir un travail, et autant que possible un travail qui me plait.

Je  termine en 1986 avec une formation au GRETA de BREST qui me donne mon Brevet professionnel de comptabilité.

Ce diplôme me donne suffisamment de confiance en moi (même si au fond de moi, j’avais quand même très peur) pour affronter les patrons et c’est tout à fait par hasard que j’arrive chez Me G.

 Me G,  après trois quart d’heures de discussion, m’embauche immédiatement., au salaire minimun, bien entendu, mais je suis contente d’avoir un travail, à côté de chez moi. C’était le 2 décembre 1986.

 Je ne connais rien au notariat, mais j’apprends vite et je suis volontaire.

C’est ma jeune collègue Maryse,  (20 ans) qui sort aussi de l’école, avec un diplome de comptabilité en poche, (LE BEP) qui fait donc la comptabilité chez Me G, qui m’apprends  comme elle peut les bases du notariat (elle est là depuis quelques mois)

Je n’ai que quelques jours pour apprendre, car Maryse, jeune  épouse, part rejoindre son mari  durant cinq semaines dans les iles.

Au bout de 15 jours, j’apprends verbalement que j’ai un CDI.

Durant les deux premiers mois, je suis seule avec Me G, et  on peut dire que cela se passe bien.

(Je suis même surprise, car Maryse m’avait parlé de lui comme d’un homme très caractériel, qui hurlait pour un oui ou pour un non)

Au bout de  cinq semaines,  Maryse, revient  travailler à l’Etude, et là, tout change, du jour au lendemain.

Très vite je me rends compte que mon patron est très caractériel,(comme me l’avait dit Maryse) crie et hurle pour un oui ou pour un non,  j’ai peur de lui, de ses cris, je  pleure facilement.

Bien entendu j’accède à tous ses désirs, même travailler jusqu’à 8 heures du soir , au tout début, pour exécuter un travail qui n’avait rien à voir avec le travail de l’Etude (Photocopier les plans de sa maison nouvellement construite).

Trop naive sans doute, en tous cas, pas question de refuser par peur de perdre ma place, j’accédai à tous ses désirs, et surtout je ne disais rien.(Pendant ce temps mes enfants  de 13 ans et 7 ans étaient seuls à la maison)

Toujours peur d’être licenciée à la moindre erreur,  à l’époque j’étais très sensible et je pleurais facilement.(Je pense que çà a été une de mes plus grandes erreurs)

Mais je préférais  pleurer, serrer les poings, mais garder mon travail, c’était vital pour moi

A côté de ça, ma collègue de travail , Maryse, jeune et jolie (elle avait 20 ans quand j’en avait 34 ans)  Me G, ne lui dit plus rien (alors qu’avant que j ‘arrive, à l’Etude le 2 decembre 1986, il lui criait aussi dessus),C’était elle qui me l’avait raconté

 

C’est vrai  que c’était beaucoup plus facile de s’en prendre en moi,   qui  était  une proie facile , divorcée, besoin de travailler, , plutôt qu’à ma collègue,  jeune et jolie, mariée  avec un marin d’Etat.

J’avais l’impression qu’elle était déjà plus respectable que moi.

Pourtant, je n’avais rien fait de mal, je ne demandais qu’à exister, travailler. Peut être que la pauvreté (financière) se voyait .

 J’étais  vite devenue le bouc émissaire, mais bien sur pas question de partir.

Ma devise « tu en baves peut être, mais tu dois tenir coûte que coûte. »

A l’époque, j’allais au travail avec la peur au ventre, la peur de mon patron, Très vite, j’ai l’impression de jour le rôle de « Cosette » dans les « miserables ».

Je ressemblais  à « Causette » dans les miserables.

C’est vrai que je  n’avais pas d’argent, donc difficile pour moi, à l’époque de « paraître ».

Je m’habillais au mieux, enfin ce que j’appelle au mieux, d’un manière bien sur très simple(le pantalon et pull classique et surtout pas cher, une seule paire de chaussures, qui allaient avec tout, c’était déjà pas si mal)

A l’époque Maryse ma collègue, était super bien habillée,  super maquillée, toujours des nouvelles tenues où chaque vêtement allait forçement avec les chaussures ou le maquillage etc…

Elle avait 20 ans, quand j’en avais 34 ans

Moi à côté de cela, je mangeais de la « vache enragée »  avec mes enfants,  jamais d’argent pour acheter à manger, alors il est vrai que le côté « paraître » avait peu d’importance pour moi.

« Je suppose quand même que ce détail a son importance.

N’ayant pas eu une enfance très facile, avec une maman dépressive, et six fères plus jeunes que moi, on va dire que j’ai été élevée un peu « à la dure » , j’ai grandi avant l’âge, et  ai été capable aussi de supporter cette situation, sans craquer.

Cette situation a duré deux années, durant lesquelles,  je me suis blindée.

Enfin, j’ai plutôt essayer de me blinder,  car la peur de perdre mon emploi pour un oui ou pour un nom, me faisait pleurer d’angoisse.

Vous pensez bien qu’avec une employée aussi craintive que moi,   le patron était tranquille, je ne risquais pas de m’opposer à lui.

J’avais  toujours très peur de mon patron, quand j’entendais les pneus de sa CX grise  crisser sur les gravaillons de la cour de l’Etude, mon coeur battait très fort, car je ne savais pas ce jour là, s’il allait ou non me crier dessus.

(Il pouvait aussi être charmant, mais c’était tellement rare)

Et pourtant, je faisais bien entendu le maximun pour lui être agréable,(je ne serais par exemple, jamais partie à l’heure, pensant aussi naivement, que plus je faisais des heures supplementaires, sans être payées bien sur,  qu’il allait finir par le remarquer et qu’il allait enfin me considérer.

En fait, durant toute ma carrière professionnelle, je crois que j’ai tout fait, pour qu’un patron remarque enfin, que j’étais une bonne employée, bosseuse, et qu’on pouvait compter sur moi.

En début octobre 1988, j’ai appris par hasard, par la banque dans laquelle j’allais déposer les chèques de l’Etude, que l’Etude était vendue et que j’allaisavoir un nouveau patron., Me P.

Seule, ma collègue Maryse était au courant, moi  on ne m’avait pas informée

J’ai été soulagée,  et même si j’étais craintive à l’idée d’avoir une nouvelle patronne, je me disais que ça ne pouvait pas être pire que ce que je venais de vivre durant deux ans.

La peur de mon patron, la peur qu’il me licencie, il jouait avec moi comme le chat avec la souris, sachant très bien que jamais je n’oserais lui dire,  d’arrêter de me traiter de la sorte.

J’avais tellement besoin de ce travail, pour élever mes enfants, garder ma maison (même si à l’époque c’était irréaliste)

Et oui, voilà comment ont commencé mes débuts dans le notarait, avec un patron tout simplement caractériel, qui a vite compris, qu’étant divorcée avec deux enfants, je n’allais pas faire « la difficile », et encore moins dire quoique ce soit.

Et c’est ce qui s’est passé.

Le 28 octobre  1988 arrive enfin Me P. ma nouvelle patronne.

Je ne sais pas encore à ce moment là que c’est le début de l’enfer.

Je suis  stressée bien sur, j’appréhende sa venue tout en me disant que ça ne pourra être que mieux.

Je comprends tout de suite, en lui serrant la main pour lui dire bonjour, que ce serait  sans  doute pas facile ,.

Je suis déterminée de toute façon à lui prouver que je mettrai le meilleur de moi même pour qu’elle me garde.

Très vite,  les consignes sont précises, il lui faut des personnes compétentes,  sur qui elle peut compter et  s’aperçoit très vite que  moi même et ma collègue de l’époque, ne correspondaient pas vraiement  au profil souhaité.

On est là, il faut faire avec et on apprend à travailler avec elle.

Me P est une  patronne très exigeante, mais je donne le meilleur de moi même, en tous cas c’est ce que je pense, pour la satisfaire.

 

A l’époque, elle n’étais  jamais contente, et pour la moindre erreur, elle nous fait comprendre, qu’elle allait se passer de nos services.

A l’époque, je la crois et j’ai peur. (Je n’avais pas compris qu’elle agissait ainsi  juste pour nous faire peur)

 

Ma collègue, Maryse,  toujours elle, plus jeune que moi et plus sure que moi, ne crains pas vraiment de perdre son emploi. Elle a un gros avantage sur moi.Elle est comptable et elle sait que Me P a besoin d’elle , ne serait ce que pour la comptabilité, car en arrivant à l’Etude  Me P ne maîtrisait pas la compta et c’est donc naturellement que ma collègue, lui a expliqué l’essentiel.

Qu’on le veuille ou non, ce détail est important.

Maryse et moi avions chacune nos tâches bien déterminées.

J’ai quand même vite compris que Maryse ( 22 ans, jeune et jolie),  se comportait  comme  la chef avec moi,   même si elle était qu’une employée,  sans doute parcequ’elle était arrivée six mois plus tôt que moi, mais elle se débrouillait toujours, notamment lorsqu’il y avait une erreur de commise, pour me faire porter la faute

Elle arrivait très bien à convaincre ma patronne avec sa petie voix  douce et son joli sourire  que l’erreur venait sans doute de moi,  si bien que  ma patronne avait sans doute fini par croiren, que c’était moi.

Bien vite j’ai renoncéà m’expliquer, car avec Me P,  il était inutile d’essayr de s’expliquer, elle avait toujours raison.

 

Ma jeune collègue arrivait à lui faire croire qu’elle était vraiment débordée et qu’elle ne pouvait pas tout faire, en sorte que  Me P avait pris l’habitude de me donner le surcroit de travail que Maryse ne pouvait pas faire.(J’envoyais du travail que je pouvais faire chez moi)

J’étais déjà complètement débordée, mais bien sur je prenais le surplus de travail que l’on me donnait sans rien dire.

 J’ai pris l’habitude de ne rien dire et de faire des heures supplementaires (non payées bien sur)pour finir mon travail et même envoyer du travail à la maison.

Je sentais déjà à ce moment là que je n’arriverai pas à faire face, car Maryse   avec sa petite voix douce et  mielleuse avait l’art et la manière de parler à sa patronne , de m’accuser ou de sous entendre que  l’erreur de l’Etude venait sans doute de moi,(elle même étant toujours irréprochable, et si elle vait commis une erreur, c’était evidemment de ma faute etc..) s bien que ma patronne avait fini par  penser tout simplement que j’étais incompétente ou en tous cas que je faisais trop d’erreurs.

 

Je sentais que le vent tournais pour moi, j’avais de plus en plus peur de Me P, (c’était dans les années 1988 à 1991) le cauchemar recommençait,

A cette époque,  je voyais déjà nettement la difference que faisait Me P avec Maryse et moi.

Maryse faisait des erreurs aussi, mais comme par hasard, vu le travail qu’elle faisait, Me P, trouvait que ce n’était pas très grave, tandis que moi, c’était quand même autre chose.

 

Elle me tenait toujours par ses phrases assassines du genre « si vous continuez, je serai  obligée de me passer de vos services »,

Le pire c’était qu’à force de me parler ainsi même si au fond de moi, j’étais convaincue que je ne faisais que des petites erreurs, j’avais juste fini par croire ma  patronne,  quans elle me disait qu’elle ne pouvait pas garder des personnes qui faisait tant d’erreurs.

Il m’arrivait sans doute de faire des erreurs, mais Maryse aussi,(elle vait toujours besoin  de moi pour l’ortographe, reconnaissant qu’elle était nulle en français) et j’avais remarqué que cette dernière s’arrangeauit toujours pour  que ce soit moi qui en prenne plein la figure, et c’est ainsi que ça se passait.

Elle croyait systématiquement la version de Maryse

Avec le recul, je pense aujourd’hui, qu’avec ma collègue Maryse, il n’était pas question pour moi, de la « dépasser. »

Ilo fallais qu’elle soit la meilleure

Elle s’est toujours comporteé ainsi et durant toute ma carrière, elle n’a pas hésité à me démolir auprès de ma patronne.

D’aileurs aux yeux de l’Etude, elle passais pour « la rapporteuse »

 Je ressemblais  à « Causette » dans les miserables.

C’est vrai que je  n’avais pas d’argent, donc difficile pour moi, à l’époque de « paraître ».

Je m’habillais au mieux, enfin ce que j’appelle au mieux, d’un manière bien sur très simple(le pantalon et pull classique et surtout pas cher, une seule paire de chaussures, qui allaient avec tout, c’était déjà pas si mal)

A l’époque Maryse ma collègue, était super bien habillée,  super maquillée, toujours des nouvelles tenues où chaque vêtement allait forçement avec les chaussures ou le maquillage etc…

Elle avait 20 ans, quand j’en avais 34 ans

Moi à côté de cela, je mangeais de la « vache enragée »  avec mes enfants,  jamais d’argent pour acheter à manger, alors il est vrai que le côté « paraître » avait peu d’importance pour moi.

Avec le recul, je pense  qu’une personne toujours impécablement habillée, paraît  plus respectable aux yeux d’un patron, (même si elle fait des erreurs) qu’une personne qui vsiblement n’a pas les moyens de s’ahbiller.

En fin, toujours est il que les premières années avec me P, n’ont pas été faciles.

Je suis là malgré tout, je travaille, je me fais engueuler,  je n’en fais jamais assez, et  je  me demande quand est ce que j’arriverai à satisfaire Me P.

Pourtant, un jour, la roue tourne et Me P  decide de me donner ma chance.

Nous sommes en mai 1991, l’Etude va s’informatiser, et comme Maryse, (qui faisais déjà des actes)je devrai apprendre à faire des actes et rapidement.

Bien entendu je suis contente d’apprendre, même si j’ai très peur de ne pas être à la hauteur.

La formation a lieu au debut du mois de mai(3 jours).Me P, se rend compte que je  panique un peu, mais me rassure malgré tout.

Finalement tout se passe bien, et j’apprends très vite mon nouveau travail qui me plaît deplus en plus.

Je fais des ventes, je n’hesite pas à terminer plus tard le soir pour que Me P, m’apprenne autre chose.

Je comprends très bien que Me P a beaucoup de travail, aussi, je n’hesite pas à rester le soir après le travail, pour qu’elle m’explique autre chose et me forme à sa manière

Je suis une élevé attentive et assidue

 

Et bien vite, je fais ce qu’on appelle les actes courants  (je suis toujours payée au minimun mais ça m’est égal) Me P s’aperçoit enfin qu’elle peut compter sur moi et semble m’apprécier.

En juin 1993, elle me convoque dans son bureau, et là pour une fois, alle me félicite pour le travail que je fais.

Elle me dit textuellement « je me suis aperçue que vous ne travaillez pas si mal que ça » et je sais que dans sa bouche c’est un compliment.

Je me dis alors, que la mauvaise période pour moi est terminée, le cauchemar va enfin s’arrêter

 

 Et oui, c’est vrai. Moi à l’époque, j’approuvai ce qu’il disait bien entendu, d’abord parce que c’était vrai, mais aussi parce que malgré tout, je ne pensais pas que c’était si important que çà

 La tenue a son importance, et sans doute qu’une persnne impécablement habillée, bien maqueillée, est plus respectée qu’une autre personne, habillée classiquement.

 

car Maryse   faisait la comptabilité certes, en plus du travail qu’elle avait à faire

 

 

 

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